mardi, 13 mars 2007

Poésie Intérieure

Du sommet pariétal, je contemplait les horizons, et, comme le Zarathoustra de Nietzsche, je pressai le pas, aux découvertes de mes semblables.

Décidé, je le fus, à cesser mes renoncements, a abolir ma solitude, à me confronter aux vacances, aux vacuités que je posait pour seules réalités.

Désormais je serait l’un d’eux, désormais je suis  l’un de nous.

Du sommet pariétal disais-je, je m’élançai impérieux, entre 2 lacs brillants, au reflets abscons.

La végétation, de hirsute se faisait rare. Pour cesser définitivement au passage de la voûte revêche . Dès lors, les reliefs s’offraient en courbes, tout n’était plus que douceurs et velours : de postures lascives en contenances oisives, comme une éloge de la lenteur, comme  une  invitation aux abandons.

J’avançai suspendu aux fragrances félines, une fine pellicule comme jetée aux vents- effluences ,  procédait de  sensations intimes.

Au faîte d’une ascendance solide, comme un os enterré, je pénétrai un bosquet moite aux sols humides. De moiteurs en odeurs, de courbes en raideurs, je m’engageai résolu mais tâtonnant.

J’approchai, aux aréopages, les parfums enivrants.

Ça n’était plus les mêmes. Un peu acres  presque corrodés, mais résolument  capiteux et envoûtants. En circonvolutions, j’en approchai un orifice vermillon, comme une béance féconde :  les reflets rubiconds des contours de  ce con.

J’en fus pour mon compte. Errant, je parcourrai les anses déployées comme des talus, la nuit crépitant mes élans contrits.

Puis le calme.

Et l’aube nouvelle dévoilée et pécheresse, bannis les  crépuscules moribonds.

C’est là la mort des ces culs-bénits. Le triomphe des lendemains catins.

Lentement je me sustente…

Je reprend les routes cagneuses de mes frissons vertigineux.

C’est là, à peine saisi, le commencement du déclin… les horizons ploient et ma route se termine.

Au bout du compte,

épuisé sans être repu, tout près d’ici,

Un   bocage velu, j’aperçoit finalement le bout de ses pieds nus.

Telle fut son dernier voyage, le plus difficile, le plus reclus, le seul voyage dont on ne reviens jamais pareil, le seul voyage ou l’on retourne toujours.

Un voyage intemporel, un voyage immatériel, dans les recoins les plus éloignés : le voyage de nos corps ré-appropriés !

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